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La Parole aux auteurs – Jean-Marc Geidel
29/05/2016
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Aujourd’hui les Éditions Publibook sont ravies de partager avec vous une interview de Jean-Marc Geidel, auteur de C’est vous qui voyez, Docteur…, dans le cadre de la rubrique « La Parole aux auteurs ».

  • Avez-vous toujours eu envie d’être écrivain ?

J’ai commencé à écrire très jeune, des romans d’aventure, des histoires sentimentales, des récits plus ou moins autobiographiques. Mais le souci de composer, de transcrire, la recherche d’écriture personnelle, la quête de saisir le presqu’ineffable ne me sont venus que plus tard, vers l’âge de 35 ans.

  • D’où vous vient la passion d’écrire ?

Elle est couplée à la passion de lire. Le bonheur de comprendre ce qui touche au mystère par des phrases, écrites avec talent ou génie. Ce bonheur donne envie de s’essayer au mouvement inverse. On tente alors de décrypter ce qu’on devine en nous puis on lui donne forme pour qu’il soit compris par d’autre.

  • Quels auteurs vous ont inspirés ? Plus généralement quel(s) type(s) d’ouvrages aimez-vous lire ?

Les auteurs qui m’ont le plus inspiré sont Molière, Shakespeare, William Faulkner, Francis James, Virginia Woolf, Maurice Blanchot, Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Jules Romains, Jonathan Franzen… J’aime lire les ouvrages qui m’apprennent ce que je ne sais pas que je sais. Qui suscitent en nous un plaisir pas seulement intellectuel, mais physique, sensuel. Qui font jaillir la source qui est en nous.

  • Comment avez-vous déterminé le thème de votre ouvrage, son titre ?

Le thème est lié à mes livres fétiches, le Malade imaginaire, le Médecin malgré lui, ou Knock. Il me semble que Molière et Jules Romains ont abordé et montré l’importance de la suggestion en médecine, ils ont eu des intuitions géniales qui ont été plus que confirmées par des travaux récents, notamment sur l’utilisation de l’effet placebo en médecine. Pour beaucoup de gens, les propos de Molière et de Jules Romains sont dépassés, mais pour moi, pas du tout. Ils sont très actuels. J’ai beaucoup hésité pour le titre, j’ai trouvé au moins une dizaine de titres qui me semblaient très bons, mais C’est vous qui voyez, docteur l’a emporté parce que c’est celui qui parlait le plus aux gens à qui je le soumettais.

  • Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

L’envie de parler de mon expérience de médecin, de retranscrire tout ce que j’ai appris par les patients eux-mêmes, qui ne venait pas de la science ou de l’académie.

  • A quoi attribuez-vous votre succès ?

À mon travail de 5 ans. Et aux nombreux conseils que l’on ma prodigués et que j’ai écoutés. Le succès pour l’instant est relatif. D’après ce que me disent de nombreux lecteurs, c’est un livre qui mérite d’être lu par un public plus large. Le meilleur compliment qu’on m’ait fait m’a été dit par une journaliste de France Culture. Elle a parlé d’un roman balzacien, au sens d’un roman qui rend bien compte de son époque. On ne peut pas être meilleur que son époque. On peut être son époque.

  • Comment êtes-vous parvenu à vous faire connaître ?

Pour l’instant, je suis parvenu à me faire connaître dans mes cercles amicaux et professionnels, j’ai eu le bonheur de plaire à des journalistes de France Inter, du Magasine santé de la 5, de LCI, j’ai eu des échos sur des sites de lecture tels Babelio, des sites médicaux tels Egora, ou dans la presse médicale (Le Quotidien du médecin, le Généraliste). J’ai été relayé par les réseaux sociaux, notamment Facebook.

  • Quel type de lectorat avez-vous visé ?

Au départ, je visais surtout mes patients, je voulais leur faire un cadeau de départ. Mais je souhaitais que mes propos suscitent un débat, notamment sur l’avenir de la médecine et surtout du métier de médecin généraliste. Il fallait donc élargir mon public à la profession médicale et à tous ceux qui pourraient un jour ou l’autre êtres patients. Donc à tout le monde.

  • Quel conseil donnez-vous à ceux qui souhaitent devenir écrivains ?

D’abord de se demander ce qu’ils ont de vraiment personnel à écrire. Ensuite de travailler et retravailler l’écriture car d’une écriture plate, ne pourra jamais émerger une idée forte.

  • Un dernier conseil pour ceux qui le sont déjà ?

Faites-vous lire par des amis exigeants.

  • À quand votre prochain ouvrage ?

Maintenant, j’ai plus de temps pour écrire. Cela devrait me prendre un peu moins de cinq ans.

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