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Idée reçue #5
04/02/2019
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Chaque semaine, nous analysons une idée reçue ! Cette semaine, il s’agit de « Seuls les livres grand public se vendent ».

Voilà une idée reçue particulièrement intéressante, puisque difficile à analyser ! Elle nécessite en effet de se poser plusieurs questions en amont.

  • Qu’est-ce qu’un livre grand public ?

L’explication de ce qu’est un livre « grand public » est aujourd’hui assez large, cependant nous reviendrons ici aux bases

Par définition, un livre grand public est un livre qui vise la plupart des consommateurs, donc dont le public sera très large, et que presque chacun pourra lire, quel que soit l’âge ou le genre.

On pourrait trouver de nombreux exemples de ces livres, notamment parce qu’ils sortent souvent durant la même période (à tout hasard, l’été). Il s’agit de lectures « faciles », qui ne répondent pas forcément à toutes les exigences de ses lecteurs mais à la plupart. Pas besoin d’une réflexion profonde et intense sur des sujets philosophiques pour être satisfait d’une lecture. D’ailleurs les réflexions profondes et intenses feraient fuir une partie du lectorat, or un livre grand public doit s’adresser à un maximum de personnes.

Il s’agit notamment des raisons pour lesquelles certains blâment les livres grand public, ces livres qui monopolisent le classement des meilleures ventes. Certains considèrent même que les auteurs grand public ne sont pas de véritables écrivains, c’est dire !

  • Mais du coup, ils se vendent plus ?

Intrinsèquement, s’ils s’adressent à tout le monde et peuvent être achetés par chacun, sans aucun ciblage particulier, ces livres ont plus de chance de « trouver leur public » qu’un livre spécifiquement pour les adolescents, s’adressant uniquement aux fans de fantasy. Il s’agit de livres qui n’ont pas besoin de « chercher » leur public, celui-ci est suffisamment large et étendu pour que les livres ne passent pas à côté de ses lecteurs. Et même en supposant que tous les livres ne sont achetés que par 10% du public qu’ils visent, il paraît évident qu’un livre visant 10 millions de personnes sera plus acheté qu’un livre visant 1 million !

Mais cela ne veut absolument pas dire que les autres livres ne se « vendent pas », penser ceci serait une grossière erreur. Par exemple dans le palmarès 2015 des meilleures ventes que propose Le Figaro littéraire se trouvent également des œuvres plus « littéraires », un Goncourt, un prix Renaudot, et même un Grand Prix du roman de l’Académie française, accompagnés par d’autres écrivains.

Certes, mathématiquement un livre sans vraie cible peut toucher plus de gens, et donc se vendre mieux, mais un livre qui atteint parfaitement sa cible a autant de chance d’avoir du succès ! Et par chance, les Français ont des goûts très divers, autant qu’ils aiment la lecture !

  • Conclusion

Cette idée reçue s’avère vraie d’une certaine manière. Les livres grand public se vendent plus par définition et logique mathématique, cependant il ne faut pas pour autant simplifier la question, et par la même occasion les goûts des lecteurs. Identifier son public pour mieux le viser, savoir à qui parler de son œuvre, où en parler, où dédicacer, voilà la véritable clef du succès.

Alors, convaincu(e) ?

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