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Idée reçue #4
10/01/2019
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Chaque semaine nous analysons une idée reçue ! Cette semaine il s’agit de « Les maisons d’édition sont élitistes et ne laissent pas leur chance aux inconnus… ».

Cette idée vient sans doute des nombreux manuscrits refusés, du nombre d’auteurs rejetés, alors qu’on peut voir toujours les mêmes noms sur les plus grosses sorties de l’été. Ce constat peut attrister : rares seraient les inconnus auxquels un éditeur daigne donner sa chance… à moins qu’il en soit, en vérité, autrement.

Ce qui est certain, c’est qu’en 2014 une étude estimait que plus de 60% des Français n’avaient pas foi en la capacité des maisons d’édition de révéler de nouveaux talents littéraires.

  • Les maisons d’éditions opèrent une certaine sélection…

Comme nous en avions parlé dans notre deuxième article d’idées reçues, les manuscrits réceptionnés par une maison d’édition font l’objet d’une sélection en amont. Cette sélection peut se faire sur différents critères : de qualité, soit, mais également de ligne éditoriale. En effet, si une maison d’édition spécialisée dans la littérature fantastique reçoit un essai incroyablement pertinent sur l’effet de serre et ses conséquences sur l’économie de la Bretagne, toute la richesse du contenu, toutes les finesses de style du manuscrit ne saurait convaincre l’éditeur de publier l’ouvrage : cela peut, tout simplement, ne pas s’intégrer à son catalogue de façon cohérente.

Il ne s’agit donc pas là forcément d’une forme d’élitisme, mais plutôt d’une recherche de cohérence éditoriale. Certaines maisons refusent cependant de se limiter à un genre ou un sous-genre précis, et ont un catalogue bien plus large d’ouvrages !

  • Il existe des maisons d’édition qui veulent donner leur chance à tous les auteurs.

D’un point de vue purement commercial, il est certain qu’un livre avec apposé en haut « J.K. Rowling » se vendra presque « tout seul ». Ce type d’édition ne présente aucune prise de risque de la part de l’éditeur, et dans ces conditions on peut en effet penser que les maisons d’édition ne donnent par leur chance aux 14% de Français qui écrivent.

Cependant, il ne faut pas généraliser un tel constat : pour certaines maisons d’édition, peu importe votre nom, il est avant tout question d’éditer des ouvrages mais surtout des nouveaux talents.

Il s’agit d’ailleurs là d’un des principes de Publibook : lire tous les manuscrits, quelle que soit leur provenance. Chaque manuscrit réceptionné vaut la peine d’être lu, et nous revendiquons le fait d’offrir à chacun la chance d’être publié.

  • Conclusion

Cette idée reçue est à la fois vraie et fausse. Si le processus de sélection des manuscrits d’une maison d’édition apparaît comme une manœuvre élitiste, il peut s’agir d’un simple choix éditorial. Laisser leur chance à des illustres inconnus relève du pari, aussi toutes les maisons ne prennent-elles pas ce risque. Cependant, comme toujours, toutes les maisons d’édition n’ont pas la même politique sur le sujet, l’élitisme n’est donc pas l’apanage de tous.

Alors, convaincu(e) ?

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