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Astuce de pro – Les Antagonistes
08/02/2019
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Aujourd’hui les Éditions Publibook se sont concertées pour vous donner l’astuce de pro suivante…

« Écrivez un bon antagoniste. »

Les romans se construisent souvent sur les relations que peuvent entretenir le personnage principal et les autres personnages. Celles-ci permettent au personnage principal d’évoluer, d’affirmer ses convictions. Aussi , il convient de les soigner tout particulièrement.

Un antagoniste est notamment un personnage essentiel à toute intrigue, même les romances en contiennent. Il peut s’agir des rivaux de votre personnage principal mais également de sa moitié. En effet, à sa manière, l’amour de votre personnage le poussera à avancer dans la vie, évoluer, affronter toujours plus de conflits.

  • L’identification

Un bon antagoniste doit comprendre plusieurs points. Tout d’abord, il doit être possible pour le lecteur de s’identifier à lui. Soit, l’idée d’un antagoniste mystérieux et ténébreux est séduisante, cependant un tel personnage risque de paraître trop obscur pour votre lecteur. En effet, la narration accorde souvent moins de temps à l’antagoniste, aussi en faire un personnage mystérieux risque simplement de donner l’impression au lecteur qu’il est plat, et que ses objectifs sont obscurs et flous.

  • Les objectifs

Parlons d’ailleurs de ces fameux objectifs. John Truby, un scénariste et consultant pour plus d’un millier de films a un jour écrit que le protagoniste et l’antagoniste doivent poursuivre le même but, mais pas forcément de la même manière. De cette manière, leur opposition est d’autant plus frappante, et l’histoire en devient plus haletante : qui atteindra ce but en premier ? Ceci pourrait justifier la manière dont ce but a été atteint, donc par exemple, de mauvaises méthodes, ou des valeurs morales auxquelles le protagoniste s’oppose.

  • Les valeurs

Les valeurs sont par contre quelque chose qui opposent le protagoniste et l’antagoniste. S’ils cherchent à atteindre le même but, ils ne le feront pas de la même manière (sinon ils seraient alliés). Prenons un exemple pour mieux situer :

Supposons deux personnages qui veulent arrêter une guerre civile. Le héros bon, généreux et altruiste veut négocier une paix entre la population et le dictateur sans effusion de sang. À l’inverse, l’antagoniste, moins regardant sur les moyens, veut que l’un des deux partis gagne et écrase l’autre dans la terreur, réduisant à néant toutes autres velléités guerrières. Nous avons donc d’un côté un principe moral de recherche du consensus pacifique, et de l’autre une sorte de croyance en une paix imposée par la force. Vous noterez d’ailleurs que dans cet exemple, si les valeurs de l’antagoniste nous paraissent détestables, au niveau de l’efficacité, peut-être valent-elles mieux que celles du protagoniste ?

  • Il est le reflet du héros et le questionne

Les valeurs de l’antagoniste n’en font pas particulièrement, ou pas forcément, un « méchant machiavélique ». Celle-ci sont différentes, motivées par d’autres éléments (l’utilité, l’efficacité), et permettent de questionner le bien-fondé des actions du protagoniste, et ainsi de le faire évoluer : va-t-il adapter ses méthodes ? Va-t-il en prouver la suprématie ? Vous pourriez également faire « gagner » l’antagoniste, poussant le héros à réfléchir sur la rigidité de ses méthodes. De nombreuses options existent, à vous de les exploiter !

Vous pouvez également nous transmettre votre propre astuce par mail à marketing@publibook.com ou sur Facebook.

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