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Astuce de pro – La Cohérence interne
20/02/2019
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Les Éditions Publibook vous propose, cette fois, un conseil sur…

« Assurez la cohérence interne de son histoire. »

Une histoire répond toujours à une cohérence interne. Celle-ci peut différer de ce qu’on pourrait appeler la logique usuelle. Si la logique usuelle est celle qui régit notre monde, la cohérence est propre à l’œuvre de fiction dans laquelle elle s’inscrit.

Si la logique peut être bafouée dans une œuvre de fiction, la cohérence, elle, doit être respectée à tout prix.

  • La cohérence et la logique en un exemple

Prenons un exemple évident : Harry Potter.

Dans le monde de Harry Potter, des sorciers peuvent lancer toutes sortes de sorts grâce à une baguette magique, ce qui est strictement impossible dans la réalité.

Cependant, cela appartient à la logique interne du monde d’Harry Potter : certains sont doués de pouvoirs magiques.

Ce postulat posé, personne ne s’étonnera que des écoles existent (il faut bien former ces sorciers), et la limite aux sorts relève de notre propre imagination. On imagine également bien que certains soient tentés de faire le mal, puisque la magie ne connaît que peu (voire pas ?) de limites.

Ainsi, d’un fait aberrant dans la réalité, J.K. Rowlings construit une forme de cohérence dans son univers.

Cette cohérence permet également de poser le contexte de l’intrigue, et de justifier les événements qui arriveront. La logique n’est plus, mais la cohérence est.

 

  • Pourquoi bien travailler sur la cohérence de son récit

Il faut savoir que ce qu’on appelle « la suspension consentie du sentiment d’irréalité », ce qui fait qu’un lecteur accepte la cohérence au détriment de la logique, repose en grande partie sur la complétude de cette cohérence.

Si la cohérence est bancale, alors le lecteur se rendra compte que l’univers n’est pas abouti, et sortira de fait de l’univers développé pour ne le considérer que comme une fiction.

La cohérence est donc ce qui permet à votre lecteur de ne pas être tiré hors de votre ouvrage. Elle permet de cadrer l’histoire, de poser des limites à ce qui est possible une fois la logique bafouée.

  • Comment la travailler

La cohérence est difficile à travailler, aussi difficile qu’elle est nécessaire à l’histoire. Tout part d’un postulat de départ, celui qui brise la logique réelle.

Tout découle ensuite de ce postulat : quelles sont les conséquences de ce postulat ? Quelles règles en découlent ?

Dans l’univers de Harry Potter par exemple, les sorts faisant souffrir l’être humain sont par exemple interdits.

On peut aussi considérer que la pensée suprématiste de certains sorciers repose également sur le postulat de base : si eux maîtrisent des sorts mais pas les moldus, alors les sorciers ne sont-ils pas « supérieurs » ?

Travailler la cohérence d’une histoire c’est également poser les limites que vous souhaitez : « c’est magique » n’a jamais été et ne sera jamais une bonne excuse à une incohérence scénaristique.

Cette cohérence fondamentale à la suspension consentie du sentiment d’irréalité se travaille de mille manières, mais le mieux reste encore d’en définir les règles, les limites, et de les expliquer de manière détournée dans le début de votre histoire, de manière à ne pas perdre votre lecteur.

Il peut cependant être bon de ne pas tout révéler, car découvrir une partie des règles inhérentes au monde dans lequel nous évoluons le temps d’une lecture fait aussi partie du plaisir.

Vous pouvez également nous transmettre votre propre astuce par mail à marketing@publibook.com ou sur Facebook.

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