Notre avis :
L’auteur de cette thèse passionnante retrace l’histoire peu glorieuse des préjugés racistes au sein de l’enseignement scolaire français. Truffé d’anecdotes sur les errements de l’idéologie coloniale et sur le conservatisme du corps enseignant, l’ouvrage réhabilite avec brio la littérature francophone du Maghreb et d’Afrique Noire, qui recèle des trésors d’humanisme et d’universalité encore inexplorés.
Résumé :
L’auteur de cette thèse se propose de dresser un bilan de la représentation de ‘l’étranger’ dans les manuels scolaires de 1881 à nos jours, ainsi que d’examiner la place occupée par la littérature francophone dans le cursus scolaire actuel. La morgue première et les préjugés racistes de la France colonialiste sont peu à peu mis à mal par l’émergence d’une communauté francophone militante, dont la voix vindicative se fait entendre dès la seconde guerre mondiale. Le bouleversement des valeurs, déclenché par le processus de décolonisation, mènera les auteurs francophones à une reconnaissance littéraire à part entière, confirmée par leur apparition dans les programmes scolaires.
Successivement professeur de lycée, en section de B.T.S., conseillère pédagogique, chargée de cours à la Faculté des Lettres de Tours, professeur en classes préparatoires, Eliane Itti est agrégée de lettres classiques et docteur de l’Université de Paris-IV Sorbonne.
Depuis 1990, elle a publié, en tant qu’auteur, co-auteur ou coordinatrice, de nombreux ouvrages parascolaires.