Notre avis :
En prenant appui sur les piliers, pionniers et hérauts, du Nouveau Roman, Alain Robe-Grillet, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Michel Butor et plus tardivement Naguib Mahfouz, Jalila Hadjji établit une analyse pertinente sur le discours de leurs œuvres et leurs portées. L’étude porte sur les applications artistiques dérivées de cette conception philosophique de l’objet et sa représentation: théâtre, peinture et cinéma sont ainsi passés en revue. Une vision large et complète sur une réflexion moderne de l’homme.
Résumé :
Le Nouveau Roman, courant de littérature moderne, n'est pas une caste où sont regroupés des auteurs prédéfinis, mais simplement des auteurs qui décidèrent de leur plein chef de dépasser les conventions classiques du romanesque. La conception première de cette entreprise vise à exacerber la place de l’objet contre celle de l’homme: mais dans quels buts? Quel est le dessein d’une telle technique, outre celui du dépassement des contraintes classiques, et quelles en sont les conséquences sur l’appréhension du monde et plus globalement d’une humanité redéfinie?
Jalila Hadjji est doctorante en troisième année de thèse (langues et littératures française et comparée) à l'université d'Orléans. Elle est née à Kairouan (Tunisie) en 1975. Elle est titulaire d'une maîtrise de langue et de littérature françaises, d'un CAPES et d'un DEA. Attirée par le domaine de la recherche littéraire, historique et philosophique, elle a déjà été enseignante de langue et de littérature françaises en Tunisie à Sfax. Passionnée par le livre, elle a écrit dans tous les genres littéraires (roman, théâtre, poésie, Essai, épistolaire...). Elle a un grand nombre de projets écrits en langue française, arabe et anglaise, dont la plupart sont déjà achevés.