Notre avis :
La journée d’étude qui s’est tenue à Lecce (Italie) en 2006 a balisé ce nouveau champ situé à la confluence du philosophique et du législatif qu’est la bioéthique. De l’évaluation des risques liés aux avancées génétiques, les différents intervenants tirent des textes théoriques ou critiques qui mettent en lumière l’urgence pour nous d’accompagner ces progrès de réformes législatives adéquates… Des mesures prophylactiques qui sauront préserver deux des attributs de l’espèce humaine: sa dignité et son droit à la vie. Des textes fondateurs.
Résumé :
La fin du XXe siècle a vu le rapide essor de la génétique et, dans son sillage, l’apparition de la bioéthique. Car, si certains scientifiques mènent des recherches thérapeutiques, d’autres, en revanche, sont prêts aux expérimentations les plus effrayantes, clonage et eugénisme constituant les principaux risques pour l’espèce humaine et menaçant de porter atteinte à ses droits. Cette dernière, qu’il ne s’agit pas de confondre avec le concept d’humanité, figure ainsi au cœur des interventions ici regroupées, chacune d’entre elles ouvrant le débat sur l’un des défis de notre jeune millénaire à la technologisation soutenue et effrénée. Dans quel cadre philosophique et éthique les progrès scientifiques doivent-ils donc s’inscrire? Avec quel appareil législatif et juridique devons-nous les contrôler?
Attilio Pisanò est professeur adjoint de Philosophie du droit. Ses recherches ont pour centre d’intérêt le rapport individu-société, en particulier pour ce qui concerne le XVIIIe siècle italien et européen. Il est l’auteur de différents travaux, dont Il diritto dei popoli nella rivoluzione francese. L’abbé Grégoire, Milano, Giuffrè, 2002; Una teoria comunitaria dei diritti umani. I diritti dell’uomo di Nicola Spedalieri, Milano, Giuffrè, 2004; Aspetti del pensiero giusfilosofica di Nicola Spedalieri, Milano, Giuffrè, 2006.