Notre avis :
Recueil-kaléidoscope autour de la prostituée, "Steaks d'hommes" ne juge pas, ne bannit pas, ne méprise pas. Se déployant en un ensemble de portraits intérieurs, en impressions, en fragments de présent, l'œuvre de Dony d'Auteuil opte pour une approche résolument intimiste de celles qui se voient réduites qu'à leurs corps. Irions-nous jusqu'à dire qu'il s'agit pour la poétesse de toucher à l'âme voilée, précieusement enfouie, de la putain? Oui, et cela avec une plume délicatement ciselée et tendrement incisive.
Résumé :
Pour certains, elle est la pécheresse, la dévoyée, celle qui fait trafic de ses charmes et de son corps. Une courtisane maudite et méprisée. Une sculpturale et frivole hétaïre. Une créature des pavés, des trottoirs, des coins de rue, qui dissimulerait sa bassesse derrière des apparats somptueux et parfumés. Une moins que femme. Figure largement décriée donc que celle de la prostituée. Etre sur lequel se déverse la plus acide des compassions ou les regards les plus critiques. Et pourtant, sauvée et transcendée par la poésie. Rachetée à travers ces presque cent variations autour de la catin orchestrées par Dony d'Auteuil.
Déjà apparentée à l'inédit, Dony d'Auteuil découvre l'art dès l'âge de 10 ans : au Conservatoire, puis porte-parole de Bach qu'elle interprète pendant 15 ans. Ce voyage la mène à la peinture - elle peint les 31 ponts de Paris, entre autres. De ces voisinages avec l'harmonie latente vont émerger la vague de la conception littéraire en même temps que le regard sur ses contemporains. Au château d'Auteuil, elle écrit Moi, l'ouvrier…
Notre avis :
Alain Montoux nous ramène à la beauté originelle, au lyrisme sublime des anciens, qu’il sait éclairer d’une approche nouvelle sur notre monde d’aujourd’hui et peut-être de demain. Poète révolutionnaire, il aborde des domaines jusque-là ignorés pour apporter un regard nouveau et réfléchi sur notre société. ... [lire
la suite]