Notre avis :
Ça commence tel un récit policier… pour se muer en une chasse au trésor, un brin cynique, sur fond de règlements de comptes. Oscillant entre les figures de l’enquêteur et celle du antihéros, le personnage de Daniel, son verbe vif, ses pensées insolentes, ses méthodes plus ou moins orthodoxes et terriblement humaines, portent, de part en part, un roman qui se dirige là où on ne l’attend pas. Stupéfiant, virevoltant, doté d’un humour impertinent et ravageur, "Le Trésor de la maison perdue" confirme avec éclat le talent fécond d’un auteur avec qui il faut dorénavant compter.
Résumé :
Saint-Cyriac, en pays breton… Son golf, son projet de construction d’une Thalasso… Non loin de là, Marie, possède un terrain en friche, à flanc de colline. Devenu inconstructible, elle se résout à en faire un simple jardin, avec l’aide de son frère Daniel. Mais dès leurs tentatives de remise en état, des visiteurs nocturnes en retournent le sol! Que cherchent-ils donc? Daniel se doute de leurs intentions lorsqu’il y découvre par hasard une vieille malle rouillée et un pistolet brisé enfouis sous un rocher. Une succession de morts violentes proviendrait-elle de dissensions au sein d’une association maffieuse voulant s’emparer d’un magot enterré jadis à cet endroit? Daniel, le narrateur, décide de mener une enquête personnelle, la gendarmerie aussi…
Né à Vincennes d’une famille de quatre enfants originaire de Normandie, il passe ses jeunes années en Bretagne. Les Abbés d’un Collège réputé lui font ingurgiter des nourritures classiques, grecques et latines, et lui transmettent le goût de la lecture mais aussi de la solitude. Il s’en libère progressivement en faisant des études de médecine et devient plus tard médecin généraliste. Son écoute attentive lui dévoile parfois des psychologies troublantes.
Dilan Ravec, son jeune alter ego, lui ressemble beaucoup (il lui a même chipé son portrait !). Il s’amuse à créer des personnages, à leur donner vie, à les affubler de caractères originaux, puis à les lancer sur la trame d’une aventure. Dès lors, ils deviennent les seuls acteurs de... [suite]
Notre avis :
Sous son masque hygiénique, l’auteur s’avance stupéfait, accablé, au sein des dérapages et manifestations qui ternissent l’éclat mondial de la Sorbonne éternelle!