Notre avis :
Récit d’une émigration qui vire à l’errance, d’une trajectoire parisienne jalonnée de rencontres décalées, insolites, truculentes ou touchantes, "La Faute à Zaba" fait de son héros "tête en l’air et cul à terre" un Gavroche moderne, à fleur de ruisseau et de misère, de contestation et de désillusion. A travers une écriture où l’acerbe le dispute à l’humour, où l’impertinence côtoie le burlesque, Bakir Zied compose une œuvre enlevée sur l’exil et ses mirages, tout en livrant un portrait au vitriol de chacune des rives de la Méditerranée.
Résumé :
La caverne de zaba, c’est un peu comme la caverne de Platon: on prend les ombres qui s’y reflètent pour la démocratie, alors qu’il ne s’agit là que des pathétiques projections de tout un peuple enferré dans un régime dictatorial… Un antre absurde, où les mots sonnent creux, où hommes et femme vivent résignés, quand ils ne sont pas eux-mêmes entrés dans le jeu des délations et des regards inquisiteurs. Au pays des Tunoches, les insoumis et droits-de-l’hommistes prêchent ainsi dans le désert des consciences, s’exposant au mieux à la condamnation publique, au pire à l’enfermement. Autant partir… Un projet que concrétise d’ailleurs Zénon Bétoncour, étudiant, bien résolu à prendre la tangente, fuir un régime inepte et réaliser ses désirs d’écriture. Bye bye Tutis et son troupeau donc. A nous Panam, celle que l’on appelle la ville Lumière, cette lumière qui l’attend depuis toujours à la sortie de la grotte… A moins qu’il ne s’agisse d’une énième illusion d’optique…
Notre avis :
Un rien provocant, le titre du roman de Lou Uberti laisse entendre qu'il est ici essentiellement question de la prostitution au masculin… Ce serait pourtant considérablement réduire la portée de ce texte que de l'appréhender uniquement de cette manière. En effet, derrière l'aspect plus ou moins sulfureux et... [lire
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