Notre avis :
Afin de définir le statut des handicapés dans notre monde, Jean-Claude Risse aurait –presque logiquement– dû se retrancher dans le genre de l’essai. Il préfère pourtant adopter pour son "Handicap, une industrie nouvelle" les codes du genre par excellence de l’enquête, à savoir le récit policier. De ce brouillage des frontières littéraires, de la porosité du réel et du fictif, émerge alors un texte iconoclaste et d’une exceptionnelle portée critique, véritable miroir tendu à un système de prise en charge aux fondements viciés.
Résumé :
Le commissaire Leblanc ne dispose que de trois maigres indices pour découvrir ce qu’il a pu advenir à Handy, porté disparu depuis quelques jours. Un formulaire des Allocations familiales, une peluche absente, une bouteille cassée retrouvée dans le garage familial: de bien minces faisceaux pour établir de solides hypothèses quant aux circonstances dans lesquelles cet enfant handicapé s’est volatilisé… Ne reste à l’enquêteur qu’un ultime recours: se pencher sur l’entourage de l’enfant et essayer d’appréhender comment le handicap est vécu et perçu dans notre société contemporaine, depuis ses sphères médicales jusqu’à ses diverses administrations.
Né à Paris en avril 1939, médecin, pédiatre, formé à la réanimation néonatale. Carrière hospitalière à mi-temps en province, parallèlement à l’exercice libéral qui m’amène à réaliser que la technique, au service de la maladie, peut aussi concerner les malades, pire, des gens dits normaux, particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants, qui, faute d'être entendu, font parler leur corps grâce au symptôme. Il n'est pas indispensable d'être malade pour être aimé.
Ayant à choisir entre somatique et affectif, la psychanalyse m’invita à m’occuper de moi avant de penser aux autres. À mi-parcours, je rédigeai : "Le pédiatre et les petits poucets".
L'homme s'exprime grâce à un langage non forcément parlé. Le cris, la mimique, le symptôme,... [suite]
Notre avis :
D’une chronique provinciale s’amusant à opposer bourgeois et ouvriers agricoles, Pierre Salvignol tire un récit imprévisible oscillant entre roman noir et critique sociale. De ce puzzle de destins, il accouche d’un final dont l’auteur laissera chacun apprécier la morale.