Notre avis :
Dans la lignée du roman réaliste, attaché aux menus faits, aux tranches de vie révélatrices, R. Van Wynsberghe décrit avec son roman l’édification d’un enfant et d’un adolescent. Mois après mois, pris dans le flot continu et berçant du temps, Roch s’épanouit, se rebelle, fait les quatre cents coups, s’inquiète, profite. Le proverbe le dit mieux que nous: "il faut que jeunesse se passe…" De découvertes en révélations, de coups de cœur en coups de sang, du giron maternel aux premières aventures amoureuses, le romancier s’inscrit alors pleinement dans la tradition du roman d’apprentissage.
Résumé :
Loin des corons de sa petite enfance, loin d’un père alcoolique, auprès d’une mère protectrice et d’un frère qui le fascine, Roch grandit. Dans ce Paris immense et monumental, l’enfant fourbit ses premières armes, subit ses premiers revers, erre, flâne, sèche l’église, s’émeut devant une affiche où la Bardot dévoile ses splendeurs puis pour une inconnue dans le métro. Petit à petit s’esquisse ainsi l’adulte qu’il va devenir, l’homme qui se dissimule derrière les masques de l’enfance et de l’adolescence. Patiemment se dévoile un caractère affirmé, forgé par une existence souvent précaire. Pas d’épreuves initiatiques en ces pages réalistes, pas de grandiloquent rituel de passage, mais la lente maturation d’une vie, emportée par la ritournelle du temps et ce quotidien aux mille surprises…
Après une prime jeunesse dans le Pas-de-Calais, il monte à Paris. Pour beaucoup de gamins de son age, toute cette misère serait un désarroi. Lui, ne découvre qu'endroits et personnes remarquables.
Après un service militaire aussi utile qu'agréable, secrétaire militaire de l'attaché naval à l'ambassade de France en Allemagne, il épouse celle qui l'aime. Ensemble, ils vont tenir deux magasins dont un au Centre Commercial Régionnal de Rosny II. Mais cette vie ne leur convient pas et ils retournent à leurs premiers métiers, le transit international. Il montera son entreprise avec une agence à Casablanca. Le directeur commercial est très bon (c'est sa femme) car il importe de la belle confection pour des clients renommés. Trois fourgons... [suite]
Notre avis :
Road-trip dépaysant, éreintant et nourri de désillusions, « Two weeks to Gambia » est avant tout une étude de caractères savoureuse. Partir à la rencontre d’un ailleurs et découvrir l’autre… Une aventure autant intime que sociale, mêlant vapeurs d’alcool et nuages de fumée, sueur et poussière, humour et... [lire
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