Notre avis :
Se gardant de tout prosélytisme pour préférer une étude comparée des principaux systèmes religieux, Michel Poirot n’en pose pas moins, indirectement, au détour de ces pages denses et synthétiques, une question plus dérangeante qu’il n’y paraît: croire est-il encore possible? Cheminement personnel du judéo-christianisme au bouddhisme, de l’islam au taoïsme, de la secte Moon à l’Eglise de Scientologie, cet essai, sous ces dehors critiques, constitue une sage tentative de comprendre pourquoi nous avons besoin de confier nos destinées entre les mains de guides spirituels ou de dieux, aussi disparates puissent-ils être.
Résumé :
Créature qui croit, l’homme adhère à des systèmes religieux et place ses espoirs en des divinités diverses: Brahma, Yahwe, Allah, et tant d’autres. Animal qui croît, il ne cesse parallèlement d’étendre le champ de ses connaissances, l’amenant ainsi à porter un regard plus détaché sur la religion. De la nécessité humaine d’avoir foi ou du triomphe scientifique, qui donc l’emportera dans nos consciences, au terme de notre histoire? L’extension et le perfectionnement des savoirs, le dévoilement des dimensions les plus minuscules peuvent-ils encore laisser une part de mystère et d’incompréhensible à nos vies, c’est-à-dire une niche réservée au sentiment religieux? Des questionnements devenus pour notre époque –aussi riche en découvertes que menacée par la montée de tous les fanatismes– essentiels, et esquissés au cours de ce voyage critique au cœur des courants religieux des quatre points du globe.
Agé de 62 ans et en retraite depuis peu d’une carrière d’expert comptable chargée en emploi du temps, je peux me consacrer à une activité non moins intéressante mais plus libre dès lors qu’elle dépend seulement d’un choix personnel. Je suis marié et père de trois enfants avec une vie familiale pouvant être considérée comme paisible et sans tabou. Au-delà de cette présentation plutôt commune, je pense avoir pu me faire une opinion sur la nature humaine grâce à un environnement ouvert comportant des classes sociales diversifiées.
Je n’ai pas pour objectif de séduire comme je peux le constater dans certains écrits opportuns en lien avec la vogue ou l’humeur du moment. Si l’écriture se doit d’être limpide, elle est pour moi... [suite]
Notre avis :
En franchissant le pont entre théologie et philosophie, l'auteur décrypte la critique de l’évêque d’Aix-la-Chapelle de l’ontologie traditionnelle et traduit sa vision de l'humanité comme communion. Cette réflexion sur le rôle de l’Eglise et la place de l’Homme à l’époque de la mondialisation fait ainsi écho... [lire
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