Notre avis :
D’un côté, un républicain affirmé… de l’autre, un curé dépassé et incrédule face à ce croisé jusqu’au-boutiste. Deux personnages à travers lesquels se rejoue l’opposition entre l’Etat et la religion. Deux émanations croquées avec tendresse par un romancier impartial, juge de son état, qui, à coups d’arguments et de contre-arguments, rappelle sur le devant de la scène un débat ancestral et encore irrésolu. Entre farouche défense des principes républicains et perpétuation d’un héritage aujourd’hui plus culturel que religieux, à votre tour d’entrer dans la ronde des plaidoyers et de prendre partie.
Résumé :
Foi d’instituteur depuis toujours converti aux vertus de la République et de la laïcité, la dernière et exceptionnelle volée des cloches de l’église au milieu de la nuit, pour célébrer la Vigile pascale, ne restera pas impunie. Non, Lucien Bourdel, athée notoire, ne tolérera pas l’outrecuidante présence du carillon catholique dans son existence, au sein de la vie communale, flagrant délit, selon lui, de la loi de 1905. Pas plus qu’il ne souffrira dorénavant les angélus et autres retentissements intempestifs. Hors de question de voir ses idéaux remis en question et bafoués de la sorte. Pour pallier la tiédeur des décisions publiques, plus qu’une solution donc: emprunter le sentier de la guerre.
Claude-Philippe Barrière est magistrat, actuellement juge honoraire du tribunal de grande instance de Paris, où il a présidé une juridiction civile durant dix-huit années de 1977 à 1997. Antérieurement en poste à la Chancellerie du ministère de la Justice, de 1967 à 1977, avec une mission d’organisation et d’inspection des greffes il a, à cette époque, publié plusieurs ouvrages de droit à l’attention des personnels des Cours et tribunaux. Ayant accédé enfin à une légitime retraite, il se risque à évoquer de vieilles affaires qui ont occupé son prétoire et dont la singularité méritait une postérité.
Notre avis :
Qu’est-ce qui peut lier de vieux messieurs que tout séparait? La famille de Pierre était plutôt collaboratrice, celle de Jean plutôt résistante. La famille de Pierre disposait d’une fortune aisée mais récente, tandis que celle de Jean, plus modeste était attachée aux traditions. Avoir vécu dans la même... [lire
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