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Notre avis :
Roman-confessions, "L’Etre à l’un visible" met en scène une chute. Une destitution. Il rappelle que l’Eden n’est qu’un mythe, que la réalité nous guette tous, qu’elle est capricieuse, sachant tout nous prodiguer avant de nous l’arracher froidement. Ici, cette réalité s’appelle cancer. Un mal minuscule, intérieur, à peine visible. Un mal au pouvoir de destruction incommensurable pourtant, gangrenant les corps, se nichant dans les pensées de chacun, menaçant alors les équilibres familiaux les plus inébranlables. Un lent et vertigineux travail de décomposition que "L’Etre à l’un visible" représente de manière crue et terriblement lucide, n’occultant rien, disant tout des ravages d’un mal aveugle, prêt à s’abattre sur n’importe qui.
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Résumé :
De la vie, Paul ne connaît que la douceur et les bienfaits… Jeune entrepreneur de province, héritier d’une famille aisée et chaleureuse, il est marié à Valérie, mannequin à la renommée grandissante. Véritables modèle de réussite professionnelle, ils incarnent la famille idéale depuis qu’ils sont les parents de Sandrine, enfant désirée et choyée. Le conte de fée aurait pu se terminer par l’idyllique et rassurant "Et ils vécurent heureux…". Mais la fatalité se charge de rappeler à Paul et aux siens que le bonheur n’est jamais acquis. Insidieuse, elle se glisse dans le sein gauche de Valérie et prend l’apparence d’une grosseur qui, aussitôt repérée, jette la famille dans l’angoisse et la terreur.
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