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Notre avis :
Les penseurs rappellent souvent la sourde association qui existe entre l’étranger et l’enfant, étymologiquement celui qui ne parle pas. En s’étrangéisant, en se fondant une semaine durant dans l'inconnue et grouillante société chinoise, Christian Vidal est redevenu le temps d’une parenthèse, d’une transgression enchantée, l’enfant, c’est-à-dire un être émerveillé, un jouisseur aux sens exacerbés, un ébloui, un incompris. Car il fallait, tout en découvrant la Chine, retrouver cet état premier, étape indispensable à la compréhension de soi, au pardon et finalement à l’exorcisme des démons intérieurs par la création d’un texte littéraire éclatant de sincérité et de sensibilité.
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Résumé :
L’histoire d’une quête devenue inévitable. Celle d’un fils de la terre, franco-espagnol, qui décide de s’envoler pour la Chine, à la rencontre de la puissance de cette humanité, à l’autre bout du monde, entre campagne et cités urbaines. Voyager et pleurer, voyager et ensuite aimer. Il rentrera de son périple fatigué, défait, enrichi, bouleversé. En plein questionnement. Car rentrer d’Asie, c’est aussi apprendre à voir… et à vivre. Nouveau résumé. Partir pour s’oublier? Non, fuguer en Chine pour mieux se retrouver. L’Autre et l’ailleurs: prendre ces chemins de traverse pour s’apprivoiser, s’aimer et enfin aimer. Puis écrire, comme ça, de mémoire, au gré des images, des souvenirs et des impressions qui affleurent à la conscience et qui demandent à rouler sous la plume. A rebours et de manière noduleuse, l’écriture de ce court texte autobiographique de Christian Vidal déjoue les canons d’une forme littéraire classique. "Carnet d’Asie" se veut ainsi œuvre mémorielle, nécessairement psychanalytique, moyen détourné de remonter en soi, dans le passé, à ce noyau fondamental et fondateur que constituent l’enfance et ses douleurs.
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