Notre avis :
Sous le couvert d’une fiction, l’illustration de A à Z du fléau qui a rongé l’Algérie des années 1990, et avec lui toute forme de terrorisme, où qu’il sévisse. Rachid Hitouche dénonce de l’intérieur, et c’est là son tour de force, l’extrémisme, la folie meurtrière, mais aussi l’un des systèmes politiques les plus obscurs au monde. D’une noirceur absolue, la vision d’un pays hanté par ses morts et sa culpabilité: l’incarnation de l’échec algérien.
Résumé :
A Haoucha, un village algérien oublié par Dieu et ses saints. Par un soir d’orage, un homme recueille chez lui un inconnu perturbé et mal en point, qui va lui raconter son histoire. Celle qui a fait de sa vie un cauchemar, et de lui un monstre… Tout commence en 1994 lorsque l’approchent des militants du Front islamique du salut. Le besoin d’argent et la pression auront raison de lui. Le voilà mêlé à une organisation paramilitaire islamiste: exécutions, attentats, l’habitude finit par l’enfermer dans une spirale infernale. Le criminel qu’il est devenu ne cherche pas le pardon: pour lui, il est déjà trop tard…
Né à Bejaia en Kabylie, le 9 mai 1962, Rachid Hitouche avait déjà, tout petit, la passion pour la peinture, qu’il abandonne pour s’intéresser à la lutte avec un certain nombre d’amis pour la revendication de son identité Amazigh bafouée et opprimée par les pouvoir successif en Algérie. Maintes fois interpellé, alors qu’il animait des gala en langue kabyle dans les campus des universités de sa région de Kabylie. Condamné à deux mois de prison avec trois autres des ses amis par le tribunal de Sidi-okba dans la wilaya de Tébessa en avril 1989, pour avoir distribué des dupliques et manuscrits Berbères. Membre actif du R.C.D, ne se reconnaissant plus dans la démarche de ses responsables, il le quitta en 1997. Il demeure par contre défenseur des... [suite]
Notre avis :
Un chat balade son regard sur les amours de son propriétaire, le monde, la violence et la haine qu’il recèle… Récit doux-amer d’une séparation, description résignée d’une humanité aussi surprenante que monstrueuse, "Chat gris encre noire" étonne par le point de vue tendre, décalé et critique qu’il impose au... [lire
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