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Notre avis :
"Lumière sans lumière", deux faces d’un monde perdu, pour une prose en clair obscur alliant cœur et conscience. Engagé, virulent, René Isvi se décrit lui même comme "un Juif rebelle, un Juif métissé, un Juif dangereux y compris pour les Juifs". Révolté par l’injustice étatisée, il témoigne d’un chaos qui n’apprend rien de son passé. De l’intime à l’universel, cet auteur dissident compose en rêvant d’une guérison, du mot qui manque et qui changerait tout.
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Résumé :
Copeaux d’espoir figés en un temps suspendu, où les acharnés de la vie fixent un cadran immobile, en rêvant de renaître à l’oubli. Pour un mirage de liberté et un soupçon d’amour, des terres nourries de haine, peuplées d’enfants de la guerre, hantées par le spectre de camps mouroirs. Noyée dans l’obscurité, la vision trouble et lucide d’une humanité prise au piège de la passion.
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René Isvi est né à Paris en 1953. Issu d’un milieu simple, mère chrétienne et père juif, il se définit par la part manquante, le mot qui manque toujours dans une phrase et qu’aucune autre phrase ne comblera jamais. Educateur spécialisé, puis directeur d’établissement sanitaire et social, il est aujourd’hui psychanalyste à Grenoble.
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