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Edgar Lederer est né le 5 juin 1908 à Vienne, à l’époque capitale de l’Empire Austro-hongrois. Il y fit ses études et y fut reçu docteur en 1930. Il travailla ensuite à Heidelberg, où il rencontra celle qui devint sa femme, Hélène Fréchet, puis à Paris et Leningrad. En 1938, il acquiert la nationalité française. Réfugié à Lyon pendant la guerre, il est, de retour à Paris, nommé Maître, puis Directeur de recherche au CNRS. En 1958, il devient professeur de biochimie à la Sorbonne et rejoint en 1963 la faculté d’Orsay, où il enseigne jusqu’à sa retraite en 1978. Simultanément, il dirige à partir de 1960 l’Institut de Chimie des Substances Naturelles à Gif-sur-Yvette.
En 1974, il a reçu la médaille d’or du CNRS et en 1982, il est élu membre de l’Académie des Sciences. Il était aussi membre de huit académies étrangères.
Intéressé par les substances naturelles, Edgar Lederer introduit dès 1931 la chromatographie comme instrument d’analyse, ce qui lui permet d’isoler bon nombre de substances et de déterminer leur structure chimique et leur activité biologique. Il a étudié la chimie des parfums, la manière dont les êtres vivants synthétisent un certain nombre de produits naturels. Mais ses travaux ont surtout porté sur diverses bactéries, principalement le bacille tuberculeux. Il isole dans les parois bactériennes diverses molécules dont certaines jouent un rôle important dans la défense immunitaire.
Au delà de son activité scientifique, Edgar Lederer a toujours pris le parti des faibles et des persécutés et a été de tous les combats pour leur venir en aide.
Il meurt en octobre 1988, au retour d’une tourné de conférences en Russie.
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