Notre avis :
"Le Temps des violettes" constitue le récit d’enfance de J-A. Perret, dans lequel il revient sur les premières années de sa vie et le milieu familial dans lequel il a grandi. Ainsi, doucement, les souvenirs émergent des strates de la mémoire, se déploient et en appellent encore d’autres, redonnant patiemment corps à une époque désormais perdue. Néanmoins, le "je" autobiographique ne fonctionne pas ici en vase clos. Refusant l’égotisme, il se décentre, s’efface pour permettre de convoquer les existences des aïeux, à travers leurs textes intimes ici donnés à lire. Aussi, plus que d’exhumer le passé et d’appeler à la reconnaissance d’existences anonymes, le "je" se réinscrit dans le fil des générations et prend conscience de sa nécessaire appartenance à une lignée d’individus qui l’ont constituée. "Nous sommes ainsi non seulement du pays de notre enfance mais également de la mémoire de ceux qui nous ont précédés", écrit avec sagesse Jacques-Adrien Perret dans cette hymne aux siens.
Résumé :
Le Temps des violettes. Le temps des heures précieuses vécues en famille, au quotidien. Les dernières années de paix avant que les deux guerres mondiales ne viennent créer ses désordres et ses deuils. Un récit qui déborde les souvenirs personnels de l’auteur, dévoilant l’existence des parents et des aïeux au détour de documents privés et intimes. Les méandres d’une histoire familiale qui remonte le temps généalogique et ressemble aux joies et peines de toutes les familles. Avec leurs fragilités: Ce "Temps des violettes" dont parle cet oncle, Louis, qui ne revint jamais du front.
Jacques-Adrien Perret, né à Caen, devient proviseur de l’enseignement technique et professionnel, après avoir enseigné et participé à des programmes de formation d’adultes dans le cadre de “Peuple et Culture” et de l’UNESCO. Il a publié Trente-cinq ans chez le Mammouth et Une famille raconte (Caen, 6 juin 1944).
Notre avis :
"Tu as toujours été un très mauvais père avec moi.". Une claque, c’est une grande claque que reçoit Claude Isnard à ce moment précis. Condamné pour avoir échoué dans son rôle, la peine semble incompressible et doit s’appliquer jusqu’aux petits-enfants. Voilà donc le moment de se retourner et de se poser les... [lire
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