Notre avis :
Ça commence par une famille qui se déchire, qui s’aime mais ne se comprend pas. Trois femmes, deux filles, une mère. Panique, cris, portes qui claquent. Mère en détresse, filles en rébellion. Puis un corps qui se balance. Une réalité qui nous étouffe. A travers sa chronique familiale, à travers son récit poignant, Brigitte Guilbau nous écrit une confession fantastique et nous dessine une famille qui s’unit paradoxalement par la mort, dans le deuil. Une histoire qui nous prend au cœur et à la gorge, alors que l’on tente de se réconcilier, de s’amender, de se reconstruire entre deux mondes… Subtil et oppressant, parfois drôle, souvent angoissant, un roman qui donne le vertige autant que la nausée, mais finit par nous redonner l’espoir. Espoir en quoi?
Résumé :
Où vont les âmes des sirènes? La légende raconte que seules les âmes des sirènes déchues forment l’écume sur la mer et qu’elles roulent, ainsi, prisonnières éternelles... Dans cette histoire palpitante, étonnante, friponne, spirituelle, tendre et pathétique à la fois, il est ainsi ce passage que nous redoutons tous, comme quelques vagues qui nous entraînent et nous obligent à faire des choix de châtiments voire même de damnations que nous pensions du ressort d’un Juge Suprême, quel que soit le nom qu’on Lui donne. S’il vous est déjà arrivé de vous dire que vous donneriez votre vie par amour ou votre âme pour quelqu’avantage, avez-vous pensé à offrir votre mort? Non, n’est-ce pas… Parce que vous n’aviez pas pensé qu’elle pût avoir de la valeur…
Professeur de cours philosophiques, active et engagée, ses travaux sont tous tournés vers la réflexion humaniste, certains avec force et désespoir, d’autres avec l’ironie propre aux vrais sensibles, mais toujours avec le même dénominateur commun: la condition de l’Homme, ses espoirs et ses doutes. Cet engagement citoyen lui a valu la reconnaissance de ses pairs avec le prix de la Fondation Reine Paola, le prix de la Communauté Française de Belgique et le prix Condorcet-Aron. Certaine que les actes prévalent sur les paroles, elle affiche une attitude résolument anti-tartuffe en disant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une face de Carême pour défendre la vie car défendre la vie c’est l’aimer.
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