Notre avis :
Entre devoir de mémoire et fresque historique, "La Couleur du sang" est une critique et une reconstitution acerbe de la société coloniale guyanaise du début du XIXe siècle. L’entreprise du scénariste est ambitieuse, et il parvient à saisir, avec un réalisme rare et parfois cru, les différentes forces et mouvements qui travaillaient ce microcosme éloigné de la métropole. De la condition des femmes noires au racisme des propriétaires, des représailles des nèg’marrons aux velléités des métis, Raphael Ebanga-Mballa dresse le tableau violent, intransigeant et juste, d’un système économique et idéologique inhumain.
Résumé :
Guyane, début du XIXe siècle. Rejetant l’héritage révolutionnaire, Napoléon rétablit l’esclavage. Mais la décision impériale n’est pas sans causer révoltes et violences. La situation dans la colonie guyanaise se crispe de plus en plus, opposant les affranchis et nèg’marrons aux esclavagistes, les abolitionnistes aux propriétaires terriens. C’est dans ce contexte que Maïmouna, princesse africaine et esclave, ainsi que son amour d’enfance, Dents Longues, évoluent et survivent. Déportés jusqu’aux Amériques, ils font en effet l’inhumaine expérience de l’asservissement, et parviennent à entretenir clandestinement leur amour, malgré leur achat par des plantations différentes.
Raphael Ebanga-Mballa est bantou de la tribu beti du Cameroun. Fils de medecin, il a effectué le gros de sa carriere dans le show business en France. D’abord avec des artistes de renom pour lesquels il concoit et produit au cours de la decenie 90 plusieurs spectacles mémorables dans les grandes salles parisiennes avec en prime des retransmissions dans de nombreux pays du monde entier, ensuite comme rédacteur en chef de magazines spécialisés.
Passionné de cinema il écrit plusieurs scenariis dont il a du mal a trouver des financements. Il dirige des productions de films et exerce pendant 5 ans comme journaliste independant au festival international du film de Cannes. Il crée dans la capitale francaise la première télévision... [suite]
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Entre devoir de mémoire et fresque historique, "La Couleur du sang" est une critique et une reconstitution acerbe de la société coloniale guyanaise du début du XIXe siècle. L’entreprise du scénariste est ambitieuse, et il parvient à saisir, avec un réalisme rare et parfois cru, les différentes forces et... [lire
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