Notre avis :
Quête identitaire traversée de réflexions personnelles sur l’existence, la mort ou les violences de l’histoire, "L’Autre Moi ou la Résurrection" s’impose comme une entreprise littéraire profondément originale. Relatant sous la forme d’un voyage intérieur et initiatique le désir de réunir un moi par trop fragmenté, Rachid Hitouche produit une œuvre dans laquelle le monde arabo-musulman est dépeint dans toutes ses contradictions, et où espoir et désillusion ne cessent de s’entrecroiser.
Résumé :
En proie à un malaise existentiel, la voix narrative qui s’affirme dans ces pages entreprend une quête, aussi bien introspective que rétrospective, dont le but est de retrouver ce qui lui fait défaut, cet "absent", c’est-à-dire cette partie d’un moi tronqué qui refuse de se laisser saisir. Accompagné de son esprit et de son âme, elle voyage ainsi à travers les strates du temps et de la mémoire. Cette quête permet ainsi de douloureuses réminiscences et découvertes concernant l’histoire arabo-musulmane, tout en devenant le lieu d’une exploration et d’une redéfinition du moi.
Né à Bejaia en Kabylie, le 9 mai 1962, Rachid Hitouche avait déjà, tout petit, la passion pour la peinture, qu’il abandonne pour s’intéresser à la lutte avec un certain nombre d’amis pour la revendication de son identité Amazigh bafouée et opprimée par les pouvoir successif en Algérie. Maintes fois interpellé, alors qu’il animait des gala en langue kabyle dans les campus des universités de sa région de Kabylie. Condamné à deux mois de prison avec trois autres des ses amis par le tribunal de Sidi-okba dans la wilaya de Tébessa en avril 1989, pour avoir distribué des dupliques et manuscrits Berbères. Membre actif du R.C.D, ne se reconnaissant plus dans la démarche de ses responsables, il le quitta en 1997. Il demeure par contre défenseur des... [suite]
Notre avis :
Roman autobiographique, "Juliette du Tonkin" a la force de ces œuvres qui retracent les trajectoires heurtées d’êtres pris, malgré eux, dans les vicissitudes de l’histoire. Des hommes et des femmes qui ne sont pas extra-ordinaires, mais des anonymes qui, emportés dans un présent dont ils gardent... [lire
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