Notre avis :
De ces crayons noirs, Fernande dit: "Ce sont toujours ceux qui me restent parce que je ne m’en sers pas. Je n’aime pas le noir.". Phrase lumineuse qui ne cesse d’éclairer ce texte. En effet, avec celui-ci, Constance Brach-Ledermann plonge son lecteur dans l’existence d’une enfant qui fait très tôt l’expérience de la séparation, de l’abandon et de la mort. Mais cette sombre thématique ne saurait entièrement résumer ce récit. Elle n’apparaît ainsi que dans les minces interstices concédés par une vie vouée à l’émerveillement et à l’amour. Plus que d’être une initiation littéraire à la mort, ce récit, à l’écriture originale et mouvante, s’impose avant tout comme une œuvre où les liens humains transcendent la perte et l’absence, et où la vie éclate en notes poétiques et facétieuses.
Résumé :
Fernande a douze ans et est artiste peintre. C’est sa vie et son monde qui nous sont brossés et relatés au fil de ses pages. A travers ses yeux, mais aussi à travers ceux des adultes qui l’entourent et l’accompagnent, nous découvrons son univers et une galerie de personnages croqués avec affection: son père Sacha qui ne vit plus avec l’Amazone, sa mère; sa vieille voisine Crézon qui lui conte de tristes récits; sa belle-mère Prudence, impénitente bavarde et sa demi-sœur Zoé. Autant d’êtres qui composent le quotidien de l’enfant, mais dont l’existence est sans cesse menacée par une invisible présence: la mort.
Née en 1976, Constance B-Ledermann cherche très tôt comment dire les choses ou comment ne pas les dire. Après quelques années de géographie plutôt satisfaisantes, elle ose enfin dire: "J’ai des choses à dire".
Alors elle s’installe à Paris et suit durant 3 ans des cours d’art dramatique aux Cours Florent. Il lui reste cependant quelque chose sur le cœur.
"J’ai commencé à écrire parce que je pensais trop et que je ne disais rien. Et puis un peu plus tard je me suis inscrite dans une école d’art dramatique parce que j’avais des choses à dire mais je ne savais plus quoi… Et puis les années passent. Dire les textes des autres m’a plu mais, si mes intentions étaient là, ce n’était pas mes mots…
J’ai préféré me taire et écrire. J’ai... [suite]
Notre avis :
Les uns prédisent le pire, les apocalypses tonitruantes, la fin de toute chose. Les autres imaginent des horizons verdoyants et harmonieux. Entre ces deux conceptions, les nouvelles de Jean-François Mattei croquent avec délice une humanité certes dépassée par les bouleversements et les coups du sort qu’elle... [lire
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