Notre avis :
Avec "Chemins d’escale", Bruno Soldati s’empare d’une thématique classique: celle de la condition humaine, consécutive à son expulsion d’un Eden, qu’il soit religieux ou enfantin. Toutefois, classique ne saurait être ici entendu comme synonyme de convenu. Car à travers une écriture moderne et toujours renouvelée, mais aussi de par l’omniprésence de sujets contemporains, le poète expose une vision originale de l’homme moderne désabusé, mais en qui point encore l’enfant qu’il était.
Résumé :
Regroupés en dix sections, les poèmes qui constituent le recueil "Chemins d’escale" évoquent à leur manière et sur des tonalités diverses la perte de l’état d’innocence qui pouvait caractériser notre enfance. Aussi n’est-il pas étonnant de sentir cet ouvrage traversé par les figures de Rimbaud et de Saint-Exupéry, ou encore par celle de Gavroche. A travers l’évocation des douleurs enfantines, l’exploration du thème de l’enfermement et de la sédentarité, la description des tortures animales ou encore des variations autour de la chute originelle, l’auteur tisse autant de poèmes qui disent le schisme entre l’homme et un ordre premier et perdu. Quel recours possède l’individu pour atteindre la rédemption? Il s’agit ici de la création littéraire, l’écrivain étant défini comme celui qui "est parti en vadrouille / immortaliser le présent ou transfigurer le réel".
Né à Seraing au printemps 49, avec les charbonnages pour horizon, de père italien venu chercher dans la mine sa subsistance, et de mère au sang belgo-autrichien, mon enfance fut ballottée entre le Plat pays et l'Italie. C'est entre ces deux natures antinomiques que mon imagination et mes sens ont creusé leur sentier louvoyant. Des études à l'académie des B-A de Bruxelles, ensuite un séjour en Italie et, de retour en Belgique j'ai alors suivi, plus prosaïquement, une formation d'ébéniste, puis de menuisier; ainsi une part de mes racines culturelles fouissait-elle aussi en terre laborieuse.
Notre avis :
Avec ce nouveau recueil, Kanni Lurkin nous montre bien l’importance qu’elle accorde à la vie, ses regrets comme ses espérances. Elle exprime tous ses sentiments et ressentiments, sans jamais donner de leçon et avec une telle tendresse qu’on ne peut qu’y souscrire. Elle semble incarner le féminin, dont le... [lire
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