Notre avis :
Le charme des mots, la finesse de l’expression, l’agilité de la plume, l’authenticité de l’homme et la sincérité du poète, Mourad Boukerzaza connaît et maîtrise tout cela. Il est peut-être né avec ses qualités, mais il a surtout appris à les cultiver, à ciseler ses phrases comme le ferait un sculpteur, avant de nous les offrir. Et de nous faire voyager dans un Orient enchanteur, mais surtout dans la tête d’un homme en proie au désir, à l’amour, à la passion. Un homme victime de son corps et de ses envies. Un homme blessé, déçu, trahi, brisé, qui peu à peu s’évade dans le royaume des rêves et des lettres. Et nous emporte avec lui.
Résumé :
On dit des meilleurs poètes qu’ils n’écrivent pas avec leur plume mais avec leur âme. Qu’ils n’ont pas besoin de vers complexes et obscurs pour transporter leurs lecteurs. On dit des meilleurs poètes que leur art est subtil et donc poignant, simple et donc bouleversant. Qu’ils ne doivent pas craindre de se mettre à nu, de s’offrir au regard intransigeant de celui qui ouvrira leurs recueils. "Quand le printemps déçoit les oiseaux", c’est le symbole de tous ces "on-dit". Appliqué aux nouvelles.
Animateur dans la station radio régionale de Constantine (Algérie), l’auteur a publié chouroufate al-kalaam (les bords à dire), roman autobiographique (éditions Dar Al-Farabi, Liban, 2001) réédité en 2002 par les Editions Al-barzakh (Algérie). Quand le printemps déçoit les oiseaux est son premier recueil de nouvelles
Notre avis :
Une plongée touchante de justesse dans l’âge ingrat, où l’auteur joue avec les extrêmes. Léger, amer puis bouleversant, le constat d’un certain mal-être à travers le tableau sans concession d’un cocon familial condamné à l’implosion.