Notre avis :
Le mystérieux PDG fait se succéder au gré de ses trente-huit nouvelles, révélations, suspense, surprises et retournements de situation. Des personnages au fil du rasoir, des épilogues singuliers, des intrigues haletantes et un surnaturel qui menace de s’infiltrer dans la réalité de chaque page… Vous serez déstabilisé, perdu. Vous ne saurez que croire, vers qui vous tourner. Mais faites-nous confiance, vous en demanderez toujours plus.
Résumé :
Plus qu’un recueil de récits policiers, fantastiques ou historiques, Des Nouvelles de Lucifer est une initiation. On y démasque de surprenants assassins et au final, un étrange nous-même. On y apprend, par exemple, que Lucifer a fait le sacrifice ultime pour que le Christ parachève sa destinée, que la folie se love en chacun de nous et n’attend qu’un prétexte pour s’emparer de notre âme mais aussi que chaque être humain renferme un monde. C’est un véritable voyage au cœur de la galaxie humaine où l’on nous livre de nouvelles révélations sur l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie ou sur la fin des Amazones. On pourrait même croiser les fantômes de Buzzati ou Borges.
PDG, parce que ça correspond, entre autre, aux initiales des trois prénoms de l’auteur.
Né en 1961, PDG a suivi des études d’histoire et de géographie avant d’entrer dans la fonction publique en 1984 et de hanter les bureaux de plusieurs ministères et institutions.
L’écriture est une seconde nature qu’il n’a cessé de travailler en parallèle de sa carrière. Dormant peu, il lit et écrit généralement la nuit, des histoires plutôt noires, grises au mieux. Tout l’inspire, les faits divers qui sont autant de révélateurs de l’âme humaine, les grandes affaires, le vertige d’une idée, le paradoxe et l’absurde, avec au fond toujours un vieux fond d’humanisme. La nouvelle est devenue son genre de prédilection même s’il a touché à tout.... [suite]
Notre avis :
Une plongée touchante de justesse dans l’âge ingrat, où l’auteur joue avec les extrêmes. Léger, amer puis bouleversant, le constat d’un certain mal-être à travers le tableau sans concession d’un cocon familial condamné à l’implosion.