Notre avis :
Ce que nous propose Rémy Benechet pour son deuxième livre, c’est avant tout un pari audacieux, celui de nous offrir le synopsis d’une aventure qu’il aimerait voir transposer sur grand écran. Un choix osé, donc, mais qui est payant. Son scénario est astucieux, regorge d’idées nouvelles et de lieux grandioses, de personnages charismatiques et de péripéties surprenantes. Une saga fantastique certes, mais surtout un regard poétique et des allégories qui vont au-delà du simple domaine de la science-fiction, qui sauront vous faire voyager au-delà des frontières du temps et de l’espace.
Résumé :
La planète Daleth, ancienne colonisation, est le théâtre de l’affrontement perpétuel entre deux communautés, les Etésiens et les Ivernaux, qui pour survivre appliquent la loi du plus fort. Les sauvages Etésiens et l’élite Ivernale se vouent une haine séculaire dont l’origine est inconnue de tous. Alors quand il s’agit d’unir leurs forces pour sauver leur monde peu à peu détruit par des mutations de plus en plus fréquentes, il faut mettre les querelles de côté et s’entraider. Et retrouver un antique vaisseau, censé détenir la clé de leur futur. Mais vont-il seulement arriver à aller à l’encontre de ce que leur dicte leur instinct?
Echappé de la planète krypton où il purgeait une peine de 258 ans pour abus d’autodétermination spatio-temporelle, Rémy Benechet débarque au milieu du 18ème siècle dans le sud-est du massif central. Il y enseigne durant plus de vingt ans la pneumotographie comparée.
Après des études de philologie exhaustive et d’excentricologie il rejoint les services secrets nazaréens sous le pseudonyme d’Abdul Alazred puis intègre la police municipale de Dunkerque avant d’accrocher une chaire de gastéropologie à l’université syndicale de Kuala Lumpur.
C’est dans ce milieu élitiste et fermé qu’il participe très directement à de nombreux coups d’états avant de se consacrer à l’élaboration du programme de déstabilisation spatiale des nations unies... [suite]
Notre avis :
Entre devoir de mémoire et fresque historique, "La Couleur du sang" est une critique et une reconstitution acerbe de la société coloniale guyanaise du début du XIXe siècle. L’entreprise du scénariste est ambitieuse, et il parvient à saisir, avec un réalisme rare et parfois cru, les différentes forces et... [lire
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