Notre avis :
Une expérience personnelle qui donne un éclairage nouveau sur la Guerre d’Algérie, du point de vue des enfants des "colonisateurs". Anecdotes et souvenirs intimes émaillent ces mémoires et donnent un peu plus d’humanité à la grande Histoire. Une vie ordinaire, en fait, qui permet de mieux comprendre, de mieux expliquer les évènements tragiques de 1954. Enrichissant, intéressant et pertinent. Honnête et sincère, avec un souci de rigueur et d’impartialité louable. Mais surtout, jamais radical, ni même accablant.
Résumé :
La famille de Lucien Tricot est arrivée en Algérie dès 1860. Et y a vécu, bon an mal an jusqu’en 1960. A travers son autobiographie, l’auteur dresse le portrait de l’Algérie qu’il a connue, qu’il a tant aimée. Et tente de rétablir la réalité, ou du moins sa vérité, loin des caricatures de la presse métropolitaine.
Né en 1941 à Philippeville. Eudes à l’ESC Alger, terminées à Mar-seille. Déraciné mais vivant, donc humble. Après mes études je n’ai eu qu’une envie: travailler à l’étranger, voir du pays, des cultures, Peut-être à cause de cette perte de racines (retrouvées aujourd’hui) et le peu d’intérêt porté à une métropole déconsidérée à mes yeux, à nos yeux. Hollande – Belgique – Portugal – Maghreb – Amérique du sud. En tant que directeur administratif de chantier parapétroliers et nucléaires. Mes plus belles années, en famille. Un maître mot : adap-tation, à un nouvel environnement, à d’autres mentalité. Deux grands enfants: l’une aux Etats-Unis, l’autre en Chine. Je ne les ai pas poussé! Un gène probablement?
Notre avis :
Certains disent que l’on passe notre existence à nous préparer à sa fin, s’exercer à mourir à travers les peines et souffrances que celle-ci nous inflige, puis quand vient le moment où fatalement nous tendons vers ce néant, alors le cours du temps s’inverse et celle qui courait tantôt vers sa perte s’arrête... [lire
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