Notre avis :
R.C. Saturnin, G. Eliot, H. Melville, S. Crane, H. James, W. Whitman, N. West, S. Heaney : la littérature anglo-saxonne prend le devant de la scène. Passés maîtres dans l’art du non-dit – on se rappelle encore les frustrations délicieuses de la fin du Tour d’écrou – ces auteurs sont particulièrement aptes à ramener la violence dans le discours littéraire puisque, plus que toute les autres, cette notion ne peut être dite. Déplorant la nécessaire domestication du réel par le langage, le discours littéraire tend à assigner la violence à l’irreprésentable et développe d’autres moyens pour l’inscrire dans le texte. Un travail original et rigoureux.
Résumé :
La plume plus forte que l’épée ! La violence des mots et leur impact n’est plus à démontrer. Mais qu’en est-il du langage littéraire ? Un livre, sitôt qu’il s’empare du lecteur pour imposer à son imagination les visions d’un personnage, ne fait-il pas acte de violence? La revue Polysèmes, publiée par le centre de recherche « Intertextualité littéraire et artistique » rassemble plusieurs textes critiques qui étudient les différentes stratégies d’auteurs anglo-saxons pour induire ou faire apparaître la violence au cœur même du texte.