Notre avis :
On mesure la réussite d'une société au bonheur qu'elle apporte à son peuple. Or, si l’on en juge par les taux de suicide, un grand malaise est perceptible partout dans le monde développé. Des gens toujours plus seuls et déprimés se jettent dans les bras de psys toujours plus riches. Quel est le problème ? Cet ancien étudiant agoraphobe cherche la réponse dans le système capitaliste, grande machine à exclure ceux qui ne se conforment pas aux règles économiques. « La meilleure façon de se guérir d'une maladie psychologique, quelle qu'elle soit, c'est comprendre qu'elle vient d'un mode de vie que nous ne supportons pas, un mode de vie que nous dicte une société de moins en moins humaine. C'est de trouver un but à son existence. C'est de s'affronter soi-même. Et une fois que l'accord avec soi est rétabli, trouver sa place, son rôle, par amour ou par haine, dans la société, en dehors d'elle ou sur ses cendres »... Un livre coup de poing dédié à tous ceux qui ne sont plus « rentables » et ne souhaitent pas le devenir.
Résumé :
Tout commence lorsque l’auteur, quitté par sa petite amie de l’époque, est pris d’une terrible angoisse à l’idée de mourir seul. Au fil des jours, le malaise croît et commence à le paralyser littéralement. Vivant reclus chez ses parents, il ne souhaite plus sortir ni voir personne. C’est le psychiatre qui, lors de sa première visite, le déclare agoraphobe…
Notre avis :
Comment se remettre de la mort de celle dont dépend notre existence? Comment sortir de ce gouffre insondable? Par l’écriture, nous dit Claude Popiolek. Car si écrire n’annule pas la perte et la disparition, elle jette au-dessus de cette abysse des mots, c’est-à-dire autant de ponts pour rappeler les... [lire
la suite]