Notre avis :
“Ecrire c'est brûler vif, mais c'est aussi renaître de ses cendres” (Blaise Cendrars). Ecrire, pour une mère qui a ressenti “ le froid de l'enfant mort ”, c'est apprivoiser la douleur de la perte et de l'absence, parcourir lucidement le chemin de l'exode intérieur. C’est aussi conter l'enfer de la mémoire omniprésente et de la mémoire qui trahit, à mesure que les jours effacent les contours du visage aimé et se figent dans la contemplation de la “ chambre morte ”. A Dominique, partie à 20 ans, Michèle Thoulon parle pourtant de la continuité nécessaire : “ Tu te réduis. On se déserte. Un certain espoir revient pourtant. Le soleil revient. La vie. Même l'envie de vivre...”. Ainsi, l'absente sera toujours là, “ seulement présente dans une part d'infini jusqu'à notre fin à nous.”