Notre avis :
La dépression sévère est une atrophie de l’être. Par le récit, dénué de pathos, de ses échecs et de ses erreurs, Marie Népote entend livrer un message que chacun entendra à sa manière, qu’il soit le malade ou celui qui l’accompagne. Désormais clairvoyante, éternellement reconnaissante envers le personnel soignant, elle peut conclure par cette pensée que certains pourront trouver déstabilisante : « A ceux qui ont encore ce regard quelque peu condescendant pour celui qui avoue sa dépression passée, j’affirmerai, non sans sourire, qu’il n’est de plus grand sage que le fou qui s’est soigné car il sait où se situe sa folie mais aussi et surtout où se tient celle des autres. »