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Notre avis :
Le présent ouvrage trouve sa raison d’être dans la scandaleuse erreur d’ une « approche comptable » de la santé. Il veut surtout souligner avec force la contradiction entre l’obligation de moyens qui pèse sur l’État, le devoir qui lui incombe de maintenir les citoyens en bonne santé, et son désir de réduire le coût des soins, de leur assigner des objectifs et de fustiger leurs « excès ». Plus qu’essai ou pamphlet, il est surtout cri d’alarme, sursaut pour la défense d’un système de soins qui ne répond plus de façon satisfaisante aux attentes des patients comme à celles des médecins. Il se veut ainsi l’instigateur d’un débat qui fait défaut dans les campagnes électorales, dans l’Hémicycle, dans les médias, celui de la réforme de notre système de santé. Détonant, informé et passionnant.
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Résumé :
Au sein de l’Etat, le principal outil des tentatives de « maîtrise des dépenses de santé» est l’Objectif national des dépenses d’Assurance maladie, ou ONDAM, un chiffre prévisionnel des remboursements des dépenses de santé des Français pour l’année à venir. Il est voté chaque année au Parlement, et le budget alloué à l’Assurance maladie est fixé à la hauteur de cet objectif. Or l’ONDAM, depuis sa création, a toujours été dépassé, et l’Assurance Maladie est chroniquement déficitaire. Mais il ne s’agit pas ici de se demander qui a creusé le trou de la Sécu. Il convient plutôt de questionner les raisons culturelles, politiques ou financières qui poussent les responsables de notre système de soins à vouloir à tout prix limiter les dépenses de santé. Quelle philosophie, quel raisonnement sous-tendent la fixation de l’ONDAM ? Comment justifier l’existence de ces objectifs ?
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Eric Belot, 47 ans, est médecin et chef d’entreprise.
Pendant ses loisirs, il se consacre à ses passions exclusives, l’écriture, la danse et la musique.
Ces poésies ont été écrites à vingt ans d’écart et révèlent une fascination pour la mort, appréhendée par un jeune homme qui souffre sentimentalement et vécue par un homme qui souffre tous les jours dans sa chaire.
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