Notre avis :
Grandeur et décadence de l’empereur qui fit brûler Rome dans un accès de démence. Sous la plume de Jean Hautepierre, Néron est en proie à la schizophrénie et à l’ubris, ce sentiment de démesure qui le pousse à accomplir des actions qui sont du ressort des dieux. Entre tradition et modernité, dans une langue que l’auteur recrée à l’identique de la grande tragédie classique, Néron oscille entre le pastiche et la véritable poésie lyrique. Ridicules ou sublimes, n’est-ce pas justement l’hésitation qui rythme les personnages tragiques ?
Résumé :
« La vestale Vos propos les plus doux se chargent de tourments. Néron C’est pour que vous m’aimiez comme vos dieux méchants. La vestale Nous gardons la cité, loin des regards de l’homme. Néron Vous pouvez bien aimer un empereur de Rome ! La vestale Nous pourrons l’adorer quand il sera divin Néron Vous pouvez donc l’aimer alors qu’il est humain. La vestale Qui se mélange à nous cause sa propre ruine… Néron Qu’importe, si par vous mon regard s’illumine ! La vestale Et ruine la cité, dont nous gardons le feu Néron Qu’importe la cité, puisque je suis ton dieu ! Car tout si je le veux, ne m’est qu’indifférence, Car je puis dédaigner sa ruine et sa souffrance Ou même les vouloir, pour que mon seul plaisir Y trouve quelque objet conforme à mon désir Songez, songez à vous…» Extrait de « Néron »
Jean Hautepierre diffuse ses œuvres par le biais de livres et de revues (dont "Le Coin de table" et "Jalons"). Recueils publiés: "Prélude au Siège" (1989, Éd. Saint-Germain-des-Prés); "Néron" (tragédie en vers, 2004, Éd. Publibook); "Le Siège" (épopée, qui contient "Prélude au Siège" et des textes plus récents, 2007, Éd. Publibook). Œuvres poétiques inédites: "Les Idoles" (1982-86); "Le testament de la licorne"; "Le meurtre de la Tour de Cristal" (roman qui fait partie du cycle du Siège).
Création et animation de 1995 à 2007 d'une revue poétique trimestrielle, "La lettre de Jean Hautepierre". Animation avec M. Philippe Gras d'un site Internet consacré à la poésie, "Le Lutrin" (1999-2002). Participation à La Caverne, revue de... [suite]
Notre avis :
D’une ironie mordante, les répliques fusent sans laisser de répit, et l’on se laisse happer dans un tourbillon tragi-comique au second degré dévastateur. Dynamique, drôle et décalé, le "Théâtre" de Michel Solente se met au service de satires sociales irrévérencieuses et justes, attaquant de plein fouet les... [lire
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