Notre avis :
« Le récit de fiction, c’est l’accumulation des choses qui ne se sont pas produites. C’est l’exploration de l’infini des possibles (événements, états, univers, mondes) qui ne sont pas vrais ; c’est la définition par défaut de l’espace du vrai. » Ce roman atypique nous conte ainsi une histoire qu’il se plaît à désosser, dans une mise en abyme de son sujet : la manipulation mentale. Il nous force à désapprendre en désacralisant le rapport du lecteur au livre, en dynamitant la narration et l’unicité des personnages. D’ étranges histoires d’espionnage en somme, imbriquées de manière arbitraire, convoquant théorie littéraire et phénomènes paranormaux, et qui consacrent la puissance presque infinie de la volonté créatrice.
Résumé :
Les règles du roman sont : 1)Ne pas trop surprendre le lecteur par des transitions brusques du coq à l’âne. 2)Rester cohérent. 3)Ne pas rajouter des propos hors sujet. 4)Faire du bourrage, soit, mais respecter la trame du récit. Un seul événement à la fois. Or, je ne respecte rien, je vous livre des bouts sans queue ni tête, à vous de les assembler, d’en faire une histoire. C’est un roman en kit, « do it yourself ». Voilà les règles d’un roman sur le dossier Fairfield, nom de code d’une vaste opération d’intox classée secret défense. Pour les grandes puissances, il s’agit de trouver la recette du cocktail Molotov mental : celle qui permettra la manipulation des esprits. L’enjeu : la domination mondiale complète.
Richard Strong, écrivain et photographe.
Né en 1943 à Melbourne, Richard Strong arrive en Europe en juin 1966 après un voyage en paquebot, passant par le canal de Suez. Il étudie la littérature à la Sorbonne de 1967 à 1970 et ensuite la linguistique à l’Université Paris 7, tout en travaillant comme professeur d’université jusqu’en 1985.
Ses premiers écrits sont des carnets de voyage, dont on retrouvera des extraits dans le roman autobiographique "The Expatriot’s Game". Partant de sa vie d’étudiant à Sydney entre 1960 et 1965, il fait un premier roman intitulé "Overlanders", commencé en 1966 et terminé trente années plus tard, en 1996.
Son prochain projet littéraire ("Mayday", 1997, roman... [suite]
Notre avis :
Sous une plume sincère et pleine de sensibilité Marie D. nous apporte une vision poignante d’un phénomène peu mis en lumière. Histoires d’amitié, d’amour, de la vie et des sentiments qu’elle engendre quel que soit le sexe du protagoniste. Récit poétique et envoûtant sur le parcours de cet homme qui se... [lire
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