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Notre avis :
Plongés au cœur de « la pagaïe de l’existence », il nous est parfois difficile de donner sens et cohérence à une chaîne mouvante d’expériences morcelées. Se laisser imprégner par le monde est un abandon, une démission face aux jours, mais le dénuement et l’écoute de soi sont parfois le prix à payer pour être libre. « La réalité après tout n’est qu’une suite ordonnée d’occurrences mortellement ennuyeuses, sans accélération, coupure ou ellipse possible ». Le véritable enjeu est de recréer la texture de l’être dans son interaction fluide avec le monde, au travers des impressions, pensées, émotions, rêves et souvenirs qui en forment la trame. Il est de raconter des vies contemplatives, ouvertes à l’improvisation et aux beautés insignifiantes, menées sans drame et sans but, dans un désarroi essentiel mêlé de plénitude. Inès Ben Aicha Esain nous livre là une œuvre fine, pénétrante, à fleur de peau.
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Résumé :
Béryl quitte le Mexique pour s’installer à Paris, fuyant les journées confortables et ‘la répétition de l’éphémère’ dans laquelle elle s’oublie peu à peu. Béryl aime les femmes et c’est pourtant avec un homme qu’elle se lie d’amitié, Nathan, personnage insolite et bohème avec lequel elle peut laisser divaguer son esprit en toute liberté. Autour d’eux gravitent Aude, la compagne de Nathan aux obsessions morbides ; Lucia, l’astronome mexicaine ; Yann, tour à tour intime et distant…Tous en désir de partage et d’autre chose…
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L’écriture, j’ai commencé par hasard, sans savoir à quoi je me risquais. Au début ce n’était qu’une occupation parmi d’autres, un prolongement de mes propres éblouissements fictionnels. Mais très vite c’est devenu un vice, une manie absorbante, totalement superflue et pourtant essentielle.
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