Notre avis :
Cette enquête minutieuse, destinée aux croyants comme aux incroyants, permet de comprendre l'anti-christianisme de Nietzsche. Des origines de l'hellénisme, il retient le mythe dionysien auquel il rattache le sentiment religieux primitif. Il l'oppose à l'illusion appolinienne, au rationnel et à la sécularisation qui fleurissent à partir de Socrate. Avec les premiers chrétiens, la définition des dogmes et l'empreinte primordiale d'Augustin, il voit ce rationnel subvertir la foi chrétienne initiale. De Spinoza, il ne retiendra que les "simagrées" inspirées d'un Dieu impersonnel. Plus tard, la lecture de Dostoïevski lui donnera l'occasion de faire la distinction enre le "faux-monnayage" de la religion chrétienne et la personne d'un Christ toujours révéré. De même qu'entre temps, en disciple de Schopenhauer , il aura exalté les figures idéales du "philosophe" , de "l'artiste", et du "saint" avec des accents quasi-mystiques et prophétiques.
Résumé :
Passé à l'athéisme à 20 ans, c'est au fil de découvertes, le plus souvent surprenantes et marquées à maintes reprises d'accents prophétiques de nature quasi-religieuse, que nous verrons Nietzsche réagir à toute assertion au relent théologique ou religieux. Mais celui qu proclame "La mort de Dieu" dans "Le Gai Savoir" dissociera nettement la personne d'un Christ toujours révéré de la religion qui s'en réclame.
Passionné d'histoire des idées philosophiques et religieuses, Bernard-Yves Valentin a centré ses dernières recherches sur Nietzsche qui, passé du christianisme à l'athéïsme, reflète singulièrement le heurt des deux visions du monde.
Notre avis :
Ce n’est pas parce que l’on est croyant ou incroyant que l’on est dépourvu de la faculté de raisonner avec méthode et profondeur et d’entamer le dialogue avec les Paroles révélées. Claude Hérault le démontre dans cet essai philosophico-religieux, à partir de sa propre réflexion et d’une nouvelle exégèse... [lire
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