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C’est dans une écriture faite d’arabesques et d’échardes, de rondeurs et de crocs, que Pierre Morvilliers restitue, dans cet "Aller sans retour pour Tanger", la trajectoire, jusqu’à l’épuisement et la consomption, d’un jeune Français au Maroc, espace dont il devient, guidé par son paradoxal et ambigu amant, l’arpenteur piégé. De la quête de soi à sa disparition, de l’éblouissement aux ténèbres de ces passions qui vous égratignent et vous rongent, le romancier inscrit son personnage dans un mouvement que l’on comprend rapidement irréversible et fatalement tragique. Un roman soufflant, servi par des mots sachant se faire caresses et coups. |