Réponse :
Vous êtes une machine à remonter le temps !
Vous n'avez rien contre notre époque, mais vous vous sentez tout de même d'un autre siècle. Ben Hur, Richard Cœur de Lion, la princesse de Clèves vous parlent davantage que La Nouvelle Star. L'époque vous laisse en manque d'héroïsme, de valeurs nobles, de grands sentiments ou de grandeur, tout simplement. Vous ne vous séparez jamais de vos manuels d'histoire et vous enquêtez minutieusement sur une époque avant de vous lancer dans l'écriture d'un roman historique, preuves à l'appui. Vous fréquentez assidûment les bibliothèques pour vérifier vos sources et alimenter vos intrigues. Vous proposez parfois une version romancée des faits, ou une interprétation qui diffère des autres. Quoi qu'il en soit, votre devise est celle d'Horace, « docere et placere » : on apprend toujours mieux en s'amusant.
Réponse :
Vous êtes un écrivain du réel !
Foin des contes de fée dans lesquels on vous fait avaler des inepties grosses comme des camions ! Les elfes, les fées, les princesses et les « je-me-sauve-in-extremis » ou « attendez-trente-secondes-je-vais-essayer-de-ressusciter » ne vous intéressent pas. Vous avez la tête sur les épaules et vous ne craignez pas le grand méchant loup. Vous n'avez jamais cru au Père Noël, et trouvez Spiderman d'un ennui mortel. Vos sources d'inspiration sont celles du quotidien : rien ne sert d'enjoliver la réalité pour écrire un roman réussi. Vous misez à fond sur le potentiel d'identification du lecteur et vous créez de ce fait une complicité avec lui. Vous racontez la vie de monsieur et madame Tout-le-monde. Mais sous l'apparente simplicité des situations et des dialogues sourdent une émotion intense et l'impression troublante du déjà-vu. Vous répétez à qui veut l'entendre que le rêve est l'alibi des cœurs désespérément secs.
Réponse :
Vous êtes un faiseur de best-seller !
Vous avez la plume facile, le verbe haut, et surtout une immense envie de remporter le jackpot ! La littérarité est un débat qui vous dépasse. Vous savez de quoi les gens ont envie et vous le leur offrez sur un plateau d'argent. De l'action, des blondes plantureuses, des liaisons orageuses, un érotisme torride pour les hommes. Et pour les femmes, des promenades mélancoliques dans un parc parisien à la lumière de l'automne, avec un homme doux et sensible prêt à s'engager et à contracter un prêt sur les dix prochaines décennies. Bref, vous vendez du rêve ! Votre roman s'attache avant tout à une intrigue qui doit capter toute l'attention de votre lecteur. Vous vous réjouissez à l'idée de pouvoir rencontrer vos innombrables groupies : c'est surtout pour eux/elles que vous écrivez.
Votre mot d'ordre est le suivant : « Public, je vous aime ! »
Réponse :
Vous êtes un roi de l'enquête !
« Castor à Canard, m'entendez-vous ? Le malfrat se dirige vers Loutre. Interception dans 5, 4, 3, 2, 1... Go ! » Vous n'êtes pas de ceux qu'on prend au dépourvu. Amateur de suspense, vous n'hésitez pas à naviguer en eaux troubles pour élaborer vos intrigues. Votre oreille traîne un peu partout, vous récoltez les rumeurs, traînez dans des bars mal famés histoire de voir ce qui s'y trame. Disons que la sonnerie du téléphone vous fait sursauter et que vous n'ouvrez pas votre porte le soir sans mettre d'entrebâilleur, calibre 12 chargé à proximité. Passionné d'énigmes, d'enquêtes, vous êtes un brin parano, et cela vous aide à imaginer des intrigues machiavéliques qui tiennent le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.
Votre phrase fétiche : « Je voudrais vous poser une dernière question... »
Réponse :
Vous êtes un poète maudit !
Halte-là ! Vous êtes sur terre, c'est sans remède !
Vous êtes un incorrigible ténébreux. Vivant sur le sommet indépassable de la pensée romantique, la face lumineuse des choses vous indiffère : vous ne trouvez le vrai que dans l'obscur. D'une sensibilité exacerbée, tout vous touche, vous émeut et vous n'arrivez pas toujours à faire partager ces émotions à vos lecteurs qui se font rares. Révolté par la frivolité du monde qui vous entoure, vous tentez un rappel à l'ordre à coups de rimes ou de vers libres en rappelant à l'homme sa finitude, et par là même ses vanités. Inutile de le rappeler : le poète maudit est maudit jusqu'au bout, vos livres ne se vendent pas et vous laissent la désagréable impression d'être un génie incompris. Vous rejetez donc massivement les valeurs de la société, vous vous montrez volontiers provocant, asocial ou autodestructeur.
Morale de l'histoire : « Du jour où il sut lire il fut Poète, et dès lors il appartint à la race toujours maudite par les puissances de la terre » (Alfred de Vigny).